Attendre...

Publié le par Atma

Je n'arrive pas à me reconnecter à l'ici et maintenant. Tout en moi est tournée vers la réponse. Même mes petits trucs ne marchent plus, la piscine, le yoga, la cuisine, le ménage, la lecture... Très difficile de me concentrer ou d'arrêter le ronronnement intérieur. Dernier recours, j'essaie d'écrire, désolée par avance. Mon état était stable depuis une semaine, angoissée certes, mais les dérivatifs me permettaient de mettre la réalité de l'attente de côté. Toujours et encore, mais là je ne supporte plus. Fausse bonne idée, aller à la médiathèque dans le but conscient de rendre/emprunter des documents. Dans le but semi-conscient et pas tout à fait assumé de chercher des indices sur la réponse à mon entretien d'embauche. Nous touchons au délai imparti. Discussions avec d'anciens collègues, et l'eternelle question «  Alors tu as trouvé un poste ? » « Bein justement....j'attends une réponse là ». Pas l'air au courant. A leur décharge, ils travaillent dans le même réseau mais pas dans la structure qui me concerne. Je m'avoue à ce moment que je suis vraiment à la recherche de la petite allusion qui me permettra de tirer des conclusions. (Ce qui est une mauvaise piste j'en ai conscience mais je ne suis pas sage. ) Je m'apprête à partir quand une source d'information de premier choix fait son entrée. Ma conservatrice préférée, qui faisait partie du jury. Elle SAIT. Pour préciser les choses, une bibliothèque est sous tutelle municipale, donc les conservateurs n'ont pas le rôle décisionnel. Ils émettent un choix, qui est ensuite validé ou non par le maire. D'amblée, elle sait quelle problématique nous relie en ce jour et met les choses au clair : «  Je ne peux pas te donner la réponse avant que tu l'aies par voie officielle. » Je la cuisine, alternant voies détournées et limpidité. Elle se montre souriante, confiante, un peu gênée aussi, elle a envie de balancer le morceau. Comme sujets périphériques, elle aborde certains aspects concrets et techniques qu'elle rencontre professionellement. Elle me parle comme à une collègue. Au final j'obtiendrai plus d'ambiguité que de certitudes. Je reste sur : « Tu étais en concurrence avec quelqu'un de très expérimenté ». Etais ? Et qui a gagné je me demande, est-ce là la future excuse que je vais entendre quand j'apprendrai que je ne suis pas prise ? Elle me prépare ? En même temps elle me rassure. Elle me dit aussi : « Je ne peux rien dire mais ça s'est très bien passé, ça devrait être bon ». «  La ville valide notre choix à tous les recrutements ou presque ». Fausse bonne idée que cette visite, disais-je. Elle n'aura fait que relancer le ping-pong de mes pensées et ma nervosité. J'en avais semi-conscience aussi. Mais j'ai tenté ma chance, au cas où.

 

Je ne devrais peut etre pas publier ce jet de mots thérapeutique peu interressant à lire. Mais il a le mérite d'expliquer pourquoi j'ai du mal, avec mes idées confuses, à alimenter ces pages depuis quelques jours. En plein dans le blog égocentré...

 

 

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Publié dans Souvenirs précaires

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A
attention c'est pas encore 100% officiel ^^
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J
huhu<br /> <br /> <br /> GG à toi pour le job !!!! :)
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A
Regretterais-tu d'avoir eu une réaction humaine? Ce n'est pas de ton comportement que tu devrais-être navrée mais peut être plutôt du système et du processus qui l'ont induit. Je pense aussi que tu devrais arrêter de poser la question en terme d'aveu de faiblesse de ta part. Tu as essayé de savoir avant l'échéance donnée, et alors? ^^
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J
Il serait bien dommage que tu ne craques pas, car cela voudrait dire que ça n'est pas cher à ton coeur.<br /> Je croise les doigts pour toi.
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C
Tu as fait ce que tu devais faire, la décision t'échappe désormais. Pour calmer ton esprit, avide de réponses, prépare autre chose, pourquoi pas un autre entretien, ou revois les fondamentaux de ton métier. L'angoisse est objectivement inutile : elle te ronge et n'apporte rien de plus à ta situation. J'adore la recherche de réponse dans le dialogue avec ton "amie" conservatrice. Oserais-je dire qu'elle ne détient pas plus les clés que toi dans ce recrutement ? Ok, elle participe au jury qui propose à la municipalité qui, logiquement, suit la proposition. Mais que ce passera-t-il si, pour une raison extérieure (piston, info inconnue, municipales...) la mairie utilisait d'autres critères pour son choix que ceux de la valeur professionnelle ? J'ai connu une personne qui s'est faite ramasser pour un poste d'inspection dans l'éducation nationale (coordonnateur des enseignants formateurs) alors qu'elle avait largement fait ses preuves (y compris au niveau nationale) et qu'elle bénéficiait du soutien massif du jury (c'est un monde clos, tout se sait). Et bien la nomination d'un "autre" a été décidée directement par le recteur "pour services rendus". Du coup, la personne que je connais a demandé sa mutation dans un autre département, dégouttée par ces arrangements d'antichambres. Si je te dis tout ça, ce n'est pas pour te décourager, mais pour illustrer le fait que ton appréhension et tes "questions" sont parfaitement inutiles. Reste optimiste et constructive pour garder une dynamique de motivation, quelle que soit la réponse à venir, mais stop le cogito ;)
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A
Héhé oui Comprendre. Et ça  m'est agalement arrivée d'etre préssentie, d'avoir l'aval  du jury et d'être finallement rejetée pour des trucs bidons. Justement, j'ai conscience d'avoir craqué, d'avoir versé dans l'inutile et le puéril, dans l'irrationel. L'iminence de la chose me rend nerveuse. Et je suis bien navrée d'en arriver là pour du travail. ^^